En 2000, l’Eglise réformée à Lausanne crée un ministère dans le monde du travail, à 30%, appelé Eglise et Monde du Travail, assumé par le pasteur Pierre Farron. Celui-ci utilise d’abord son temps de travail, jusqu’en automne 2002, à l’Assemblée constituante dans laquelle il a été élu : il y relaie notamment les demandes d’une quinzaine d’associations, en particulier EMDT-Eglise et Monde du Travail, rassemblées dans Le Carrefour des Associations de soutien aux demandeurs d’emploi. Deux articles sont issus de nos propositions : un nouveau droit fondamental, le droit à la formation initiale (art. 37), et l’aide sociale désormais non-remboursable, sauf exceptions rarissimes (art. 60).

Création de la Permanence Trav’aïe

En février 2003, la Permanence Trav’aïe, première du genre en Suisse romande, a été créée avec la collaboration de François Royer suite à une suggestion de Michel Cornut, alors directeur de la Fondation Mode d’emploi. La première année, la permanence commence doucement. Il faut du temps pour la faire connaître. En 2004, François Royer et Pierre Farron sont rejoints par François Bel. En 2006, ce ministère régional devient un 50 %, avec environ 10% pour EMDT. Il change de nom et s’appelle Eglise et Travail en Ville.

Dès le début, en 2003, Pierre Farron collabore avec des bénévoles très qualifiés, qui ont tous passé par des difficultés de travail : François Royer, chef de projet au Service cantonal de l’emploi, qui a vécu près de 7 ans de chômage (voir son superbe texte Utile à d’autres), François Bel, ancien cadre supérieur dans l’industrie pharmaceutique (voir son extraordinaire témoignage Les 5 jours du condor, en bonne partie autobiographique), Marianne Chevalier, assistante sociale, Thomas Schwager, psychologue, César Bachmann, ancien directeur du Parachute, assistant social, Nasria Mechta, assistante sociale, Yves Guignard, informaticien, Michelle Deschenaux, counsellor relation d’aide ACP, Marianne Jaccard, conseillère en orientation professionnelle.

Dès 2007, nous publions un journal une fois par an. Vous pouvez voir ici les éditions du journal d’Eglise et Travail en Ville : 2007, 2008 et 2009.

En 2011, la Permanence Trav’aïe met au point un outil pour accompagner les personnes qui ont des difficultés de travail qui sera ensuite adopté par la Pastorale oecuménique.

Mise sur pied de la Pastorale oecuménique dans le monde du travail

En été 2010, le ministère réformé lausannois devient cantonal. Il est intégré à la nouvelle Pastorale oecuménique dans le monde du travail. Du côté catholique, Christiane Gerber y travaille jusqu’à sa retraite en juin 2013. Elle est ensuite remplacée par Jean-Claude Huot.

Vous pouvez télécharger les éditions de notre Bulletin 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Le 31 décembre 2016, Pierre Farron prend sa retraite. Par la suite, il poursuivra une activité bénévole, notamment dans l’association oecuménique Chrétiens au travail.