Où est-ce que l’être humain est appelé à donner du sens à sa vie, à se développer, en réponse à l’appel de Dieu ?

Pour Luther et Calvin, c’est … au travail !

Attention : pas n’importe lequel ! Pas celui du capitalisme brutal qui s’est developpé depuis la fin du 18e s. et qu’on associe souvent, de manière simpliste à  » l’éthique protestante « . Dans la vision des Réformateurs, le travail doit permettre à la fois d’offrir des services utiles à la communauté et, sur un plan personnel, de subvenir à ses besoins, de grandir, de se développer.

Certes le travail n’est pas toute la vie mais, dans la vision des Réformateurs, il est le lieu où nous sommes appelés à vivre notre vocation – un thème central à revisiter pour sortir des vieux clichés ! – et notre dignité humaine.

Une telle vision nous amène aujourd’hui :

– à chercher un nouveau sens à notre travail, salarié ou bénévole
– à être critiques vis-à-vis du monde économique actuel, où le travail est de plus en plus souvent source de souffrance et d’exclusion plutôt que de joie partagée.