L’initiative soumise au vote le 5 juin 2016 a posé des questions de fond, notamment sur la nature du lien social et sur le rôle du travail. Mais les débats ont souvent été bien trop rapides.

Peu de gens ont été attentifs au fait que :

– l’être humain est le seul être dans le règne animal qui travaille, c’est-à-dire qui a des activités qui font l’objet d’apprentissages et de transmissions, dans lesquelles la parole joue un rôle central.

– le travail est une source de développement, quand il se passe bien, lorsqu’il s’accompagne de reconnaissances sur son utilité et sa qualité, ou sinon de dégradation.

– le travail joue toujours un rôle dans la manière dont la société vit et s’organise.

Le fait de reconnaître un rôle central au travail ne signifie par l’idéaliser ! Le travail, chez l’être humain, a un point commun avec la sexualité : tous deux sont des dimensions fondamentales de la vie humaine et peuvent être source de bonheur ou de malheur.

Dans le numéro de mai 2016 du bulletin EERV.flash, vous trouverez quelques réflexions à ce sujet et trois documents à télécharger.

D’autres réflexions dans Protestinfo de Daniel Neeser (en réponse au texte de Jacques-André Haury mentionné dans EERV.flash) et de Jean-Pierre Thévenaz.