En avril 2016, le comité d’EMDT, au sein duquel sont représentés plusieurs métiers, a répondu à une consultation organisée par la Fédération suisse des Églises réformées (FEPS) en s’exprimant sur sa vision du travail. Il s’agissait de dire comment marquer les 500 ans des 95 thèses réformatrices de Martin Luther de 1517. Nous proposons apportons les quelques réflexions ci-dessous au débat œcuménique… Car qu’y a-t-il ici de si protestant ?

Dans la ligne réformée, une existence croyante, libérée et animée par le Christ, se traduit selon nous dans la pratique professionnelle par :
1.    la reconnaissance de chaque personne et de ses qualifications, le respect d’autrui, horizontal et non hiérarchique, l’écoute réciproque et le service aux collègues, la disponibilité pour servir dans des commissions du personnel ;
2.    un regard ouvert et critique sur l’entreprise, une capacité de discuter en son sein, l’égalité de traitement à l’intérieur de l’équipe de collaborateurs, la juste compensation des efforts et des horaires irréguliers sur la base d’une convention entre partenaires sociaux ;
3.    la demande d’une adhésion de l’entreprise aux règles fixées par des négociations collectives, d’une organisation réfléchie du travail et des formations, d’une attention à sa région, et d’une orientation vers les plus faibles pour contribuer à leur intégration ;
4.    le souci des conséquences sociales et familiales des dérégulations, une responsabilité partagée, raisonnable et globale dans la gestion des ressources et des déchets, et l’acceptation de Valeurs éthiques venant d’une Autorité au-dessus de l’économie ;
5.    le recours à la responsabilité démocratiquement contrôlée de l’État, l’adoption de règles communes et la résistance aux injustices, l’offre inconditionnelle de chances à toutes et tous.